Les
animaux domestiques sont depuis longtemps considérés comme des "biens
meubles". Ça ne veut pas dire, "comme des meubles" au même titre
qu'une table ou une commode. Bien meuble ou mobilier, c'est-à-dire mobile, par opposition à
immobilier : terre, maison, immeuble. Donc ma commode, mon trombone, mes
livres ou mon chien, tout ce dont je suis propriétaire et qui est déplaçable
est un "bien meuble". (En vrai, je ne possède ni trombone ni chien,
c'est juste pour dire…)
Les
animaux sont maintenant décrétés à juste titre êtres doués de sensibilité,
c'est la moindre des chose, tout en restant, me semble-t-il, légalement,
économiquement, des "biens meubles", puisque susceptibles d'être
déplacés, donnés ou vendus. Et c'est peut-être ça qui demandera, dans une
évolution éthique à venir, à être remis en cause : comment peut-on
prétendre être propriétaire d'un
autre être vivant. (Déjà que j'ai du mal à admettre qu'on puisse se prétendre
propriétaire d'une parcelle de sol, avec ce qu'il y a dessus et dessous… et pourquoi
pas les rivières et les nuages ?!)
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