J'ai été élevé dans le
christianisme où on demande au confesseur, agent de Dieu sur Terre,
"pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont
offensés" et où, en principe, on apprend à pardonner. Mais c'est une
formule bizarre : on n'apprend pas à pardonner, D'AUTRES nous serinent
qu'il FAUT pardonner. Aucun enseignement ou formation au pardon, seulement une
suggestion ou même une injonction. Comment on fait, pour pardonner ?
Ceux qui ont fait ça, ces
actes : tuer Charlie Hebdo, le Bataclan, Bruxelles, etc., je ne me vois
pas leur pardonner, non, même si
"ils ne savent pas ce qu'ils font". Je ne leur permets pas de mettre
mon pays et mes amis à feu et à sang.
Je n'ai pas le gout de la
violence, mais j'apprécie que les terroristes aient été abattus par la police,
comme Ben Laden l'a été, éliminé, disparu, oublié. Sinon, quoi ? Des
polémiques qui n'en finissent pas, des procès qui n'en finissent pas, et qui
engraissent avocats et médias…? Et pour finir, un guantanamo, la prison à
vie ? (Déjà bourrées, les prisons…) Quand on voit que Andres Breivik, le
tueur de masse d'Utoya, enfermé à l'isolement depuis maintenant X mois, se met
à faire un procès à l'État norvégien pour mauvais traitement… j'imagine déjà la
peste émotionnelle que vont répandre les procès relayés par médias en continu.
Seulement voilà, on a fait
l'ablation de la peine de mort sauf par la police, à chaud, en cas de légitime
défense… et n'ayant aucune envie non plus de voir revenir l'usage de la peine
de mort officielle (qui arrivait aussi en bout de course de procès
dramatiques…), me voilà bien marri…
Ne pas pardonner mais ne
pas exiger la vengeance sang pour sang… demander seulement que ces individus
dangereux et incorrigibles soient mis hors-circuit………
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— La déchéance, il aurait
pu l'imposer par décret, Hollande.
— Ça ne serait pas très
démocratique.
— Mais tuer des gens avec
des kalachnikovs ou des bombes humaines, c'est pas très démocratique. Il aurait
pu aussi proposer le rétablissement de la peine de mort.
— Ça ne serait pas très
humaniste.
— Mais tuer des gens avec
des kalachnikovs ou des bombes humaines, c'est pas très humaniste non plus.
— OK. Mais tout ça, ce serait répliquer aux
antidémocrates antihumanistes avec les mêmes moyens qu'eux. C'est se mettre à
leur niveau. C'est régressif.
— Eh oui. C'est toujours l'attaquant qui impose le
choix des armes. Nous, pour l'instant, nous répliquons en allumant des bougies
à fondue, en plantant des fleurs sur la Place de la République. C'est joli,
mais qu'est-ce qu'ils en pensent, eux, les méchants ? « Waaah ! C'est
terrible ! Ils allument des milliers de bougies ! On est
foutus ! » Ça leur fout la trouille autant que la déchéance.
— Et donc…?
— Et donc, face à la puissance par la violence, nous
avons à manifester, ou plutôt à mettre en œuvre, non une violence symétrique,
mais une puissance. Une puissance autre, non meurtrière si possible, mais une
puissance.
— Nous (l'État français) pratiquons la violence
guerrière contre l'organisation de l'État islamique en Syrie-Irak peut-être,
mais, coincés par la double contrainte du "ni Bachar ni Daesh", ça ne
va pas loin. Et puis surtout ceux qui se font péter dans le métro ou qui
mitraillent les terrasses ne sont pas en Syrie. Ils sont ici, à Molenbeek, Saint-Denis
ou Vénissieux…
— Et donc : renseignement, police, justice.
(Ceux qui ont de meilleures idées peuvent les poster au ministre de
l'intérieur.)