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jeudi 2 novembre 2017

D'autres et de choses…


Dans ma liste précédente, je n'ai pas vraiment mis de films ringards, parait-il. Flashdance et Tomb Raider sont quand même contestés par nombre de gens de gout… Pretty woman aussi… ("bluette")
Pour faire bon poids, j'ajoute Albert à l'Ouest, Everly (très cons mais hilarants)… et puis difficile de ne pas regarder Bodyguard. C'est un peu con aussi, mais… Whitney Houston………
Et pour revenir à de la qualité sure, j'ajoute par exemple Le Magicien d'Oz, Terminator, Blade Runner, Alien, le bouleversant Boulevard du crépuscule… (Il y en aura d'autres… Je n'ai pas mis de westerns alors que j'en ai une liste de trois kilomètres…)
•••
Les actrices y sont pour beaucoup : celles qui mettent les larmes aux yeux, on ne sait pas trop pourquoi… (Marilyn Monroe, Kim Basinger…)
Celles qui sont tout simplement magiques (Rachel Weis, Keira Knightley…)
Les plus sexy… (trop longue liste…)
— Sandrine Bonnaire, Isabelle Huppert…?
— Qui ça ?
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Remplissage à base de petits déconnages
Film Français. Un film français, c'est un film avec Daniel Auteuil dans un appartement.
Chiottes. Entendu par hasard en zappant dans "Toi et moi" (comédie sentimentale française de Julie Lopes-Curval, 2006) : « Mon cœur, il est comme une porte de chiottes, y a plein de noms écrits dessus » (dit par Julie Depardieu). Je suppose que le dialoguiste est fier de lui (ou la dialoguiste d'elle…) Je ne sais rien d'autre de ce film et je pense que je vais persister dans cet état.
"La Route" est qualifié de "film suspense". Pourtant il me semble que quand la fin du monde est arrivée, il n'y a plus aucun suspense…
300. Quand le fameux chocolatier Léonidas, à la tête de 300 liquidateurs spartiates en culottes de cuir et abdos peints à l'aéro affronta dans le défilé de Tchernobyl, la centrale percée comme un vulgaire Xercès, ce fut la fuite rétrospective. Il attendait les Athéniens mais ceux-ci n'atteignirent jamais le mètre 60 : c'étaient des philosophes.
John W. La première fois qu'on présenta une automobile à John Wayne, on eut beaucoup de mal à lui faire comprendre qu'il fallait s'assoir dedans et non à cheval sur le capot.
Technique. Si certains travellings sont immoraux (ont dit Rivette, Luc Moullet, Godard…), il y a aussi des coups de zoom plus indécents qu'une pénétration anale.
Rédemption. La notion de rédemption est obsessionnelle dans le cinéma américain. C'est une notion religieuse fondée sur la notion de péché. D'où la nécessité de s'en débarrasser au bénéfice de la résilience.
Polichinelle. Cet air ravi que prennent les filles dans les films quand elles apprennent qu'elles sont enceintes, comme si elles n'avaient rien d'autre à faire de leur vie que faire des gosses, comme si l'accomplissement d'un amour était l'enfantement ! La nature primitive nataliste est toujours là et donne ses ordres relayés par le christianisme et par Hollywood.
Yeux. Le problème des films d'horreur asiatiques, c'est que les actrices ont du mal à faire des yeux exorbités.
Taxi. Les fuites en taxi, dans les films, personne n'y croit plus.


mercredi 1 novembre 2017

POP CORN


Le cinéma, c'est fait pour être vu dans une salle, entouré de plein de monde. Mais le cinéma, ce n'est pas fait pour être vu dans une salle, entouré de plein de monde qui mange du pop-corn.
Donc je ne vais plus au cinéma.
Je regarde les films chez moi.
En mangeant du pop-corn.
•••
Il y a des tas de raisons d'aimer un film, pas forcément très intellectuelles… et même des raisons inavouables. Ça peut être un acteur ou une actrice (surtout…), par exemple n'importe quoi avec Rosario Dawson ou Salma Hayek, beautés latinos, sauvages et mamelues (oui, à l'instar du roi Arthur de Kameloth, j'aime les latines…) ou Keira Knightley, beauté anglaise, plate et néanmoins sauvage. Et puis Rachel Weiss… Ça peut être quelques répliques, une scène, un charme…
Pourquoi on aime Pretty Woman, par exemple ? Le sourire de Julia Roberts y suffit… quelque chose qu'on appelle "le charme". Et puis Richard Gere, on s'en fout, garçon comme fille, alors on n'a pas besoin d'être jaloux de lui : le charme de Julia Roberts se déploie directement pour le spectateur.
Comme ça, il y a des films qu'on dit culte ou fétiches, mais qui pour moi sont "les films que je ne peux pas m'empêcher de regarder", s'ils passent sur n'importe quelle chaine, et même si j'ai le DVD, ou si je tombe dessus en zappant, que je ne peux pas lâcher, comme quand j'ouvre un album de Tintin… (À ce sujet, on vante beaucoup la liberté que donne le DVD ou le streaming, légal ou illégal, et la possibilité de se taper une série entière à la suite, en binge watching (gavage sériel), voir ce qu'on veut quand on veut… mais moi, je préfère avoir la surprise de la programmation télé, l'urgence que m'impose l'horaire. De même pour les séries, j'aime bien garder l'esprit feuilleton "à suivre", attendre la suite, comme un rendez-vous. Et puis j'aime bien découvrir par hasard : par exemple, un jour, en zappant bêtement sur M6 à 11 h 30 du matin, je découvre New Girl : série totalement déjantée hyper drôle où se succèdent les dialogues totalement déjantés (et hyper drôles). C'était la saison 5 et je ne savais même pas que ça existait. (Depuis, je ne sais toujours pas…)
Et donc, ça pourrait être un jeu : faites la liste des films, pas exactement vos préférés, pas forcément ceux qu'on dit "culte", mais ceux que vous ne pouvez pas vous empêcher de regarder, même les ringardises inavouables.
J'attaque une première ébauche : Pretty woman, Blues Brothers, Fenêtre sur cour, M le maudit, Les Contrebandiers de Moonfleet, Scaramouche, Cartouche (celui de Broca), Le Train sifflera trois fois, Diamants sur canapé, Chantons sous la pluie, Tous en scène, Certains l'aiment chaud, Flashdance, Tomb Raider (le 1), Le Troisième homme, La Soif du mal, Gilda, Laura, Chantons sous la pluie (— Tu l'as déjà dit ! — Je sais…), Le Port de l'angoisse, Casablanca, A bout de souffle…



lundi 30 octobre 2017

LA TÉLÉ N'EST PLUS UN MEUBLE


30 octobre 2017
Jean-Luc Godard disait : « Le cinéma est un art, la télé est un meuble. »
Mais ça date : de nos jours, "la télé", c'est juste une surface rectangulaire à peine séparée du reste de la pièce par un cadre discret. On ne peut plus rien poser dessus. La précédente, une grosse à écran cathodique, je pouvais poser un éléphant dessus – en faïence (malgré l'incompatibilité supposée par la sagesse populaire entre l'éléphant et le magasin de faïences…), un de ces trucs indiens qui, à l'origine servent de brule-parfum, qui concourait au style orientaliste de mon salon.
N'empêche que question qualité de son et d'image, il n'y a pas de comparaison. Si bien que je ne regarde plus "la télé", je regarde des films, des séries (comme tout le monde), des concerts, des ballets (Mezzo), des documentaires artistiques (Museum) et quelques autres bricoles. J'y vois des meurtres, du sang et des sanglots, des destructions de grande ampleur, des dragons, des extraterrestres, des champs de maïs, des douches, Gauguin. Et puis parfois Marilyn Monroe m'apparait.
Évidemment, dans mon coin de campagne, il ne faut pas compter sur le câble, et même pas sur la TNT (trop explosive ?). Alors c'est la TNSat qui arrive, comme son nom l'indique, par satellite (artificiel, précise-je pour répondre à ceux qui ne savent pas que la Lune est un satellite de la Terre, laquelle est un satellite du Soleil). La transmission souffre parfois de problèmes techniques liés aux intempéries. Un jour, tout ça va nous retomber sur la gueule, c'est sûr.
En attendant, les rouleaux de papier tue-mouche sont toujours sur le marché et sont toujours efficaces pour choper les mouches.
BALLET
L'écriture inclusive, est-ce bien indispensable ? Peut-être suffirait-il d'apprendre à bien se servir de la langue française.
Je regarde un ballet que j'apprécie, "Rain" (Opéra Garnier, 2014, chorégraphie de Anna Teresa de Keersmaeker, musique de Steve Reich, scénographie de Jan Versweyveld, costumes de Dries Van Noten).
Et je me dis « Les danseurs, garçons et filles, sont jeunes, beaux, souriants. » Bon. Déjà le masculin l'a emporté sur le féminin avec les mots 'danseurs', 'beaux', 'souriants' ('jeune', c'est bisexuel, ouf…) Il y a quand même des solutions autre que d'écrire « les dan-seurs/seuses sont jeunes, beaux/belles, souriants/tes » ou autres acrobaties orthographiques promues pas l'écriture dite inclusive. Essayons par exemple « Danseurs et danseuses sont jeunes, avec de beaux visages souriants…» (Oui, je sais, on tombe facilement dans le ringard…)
Après, si j'apprécie les jambes nues des filles sous les jupes légères et leurs seins libres sous des caracos tout aussi légers, rien n'empêche les femmes ou les homos d'en faire autant pour les garçons, même s'ils sont en pantalons.
C'est que la danse est toujours sexy (sexie ?), même sur une musique de Steve Reich, surtout quand les pas de deux se roulent au sol, et je ne peux pas imaginer que chorégraphe, scénographe, costumier, danseurs et danseuses ne l'aient pas fait exprès ou ne s'en rendent pas compte.
C'est aussi joli, ou beau, ou intelligent, ou élégant.
Élégamment troublant.


dimanche 29 octobre 2017

Quelque chose de Macbeth


29 octobre 2017
Un an après, Caza revient sur son blog pour parler cinéma.
C'est dans la note du 24 aout 2016 que je parlais du film "Cutter's way" et du fait qu'une notule ou la critique d'un critique (en l'occurrence Pierre Murat dans TLRM) pouvait sérieusement corrompre notre façon de percevoir un film.
On va croire que j'en veux personnellement à cet homme, mais non : le plus souvent ses billets portent sur des films français que je ne regarde pas – ce n'est pas par principe, mais quand même un peu systématique. Et voilà qu'il me fait encore un coup avec "Macbeth" (Justin Kurzel, 2015, d'après Shakespeare, avec Michael Fassbender, Marion Cotillard…) ce 24 octobre sur Ciné+Emotion.
En bref, j'ai l'impression de n'avoir pas vu le même film que lui.
Il parle de multiples ralentis gratuits… il y en a certes, jamais gratuits mais concourant à la beauté et à l'émotion.
Il parle d'une multiplication de batailles sanglantes "qui menacent de transformer la tragédie en un épisode inattendu du Seigneur de Anneaux". Il a peut-être vu une version longue…? Et question batailles sanglantes, il n'a peut-être pas vu Game of Thrones…
Il trouve Marion Cotillard en Lady Macbeth "impeccable, comme toujours"… Euh…
Il semble dire aussi que cette Lady Macbeth joue le rôle de pousse au crime jusqu'au bout, obstinément, alors qu'elle ne le fait qu'au début et ensuite, quand Macbeth y a pris gout et s'y enferre, elle voit la folie qui s'est emparée de lui et semble plutôt tenter de le retenir. (Et Marion Cotillard n'est pas "impeccable"…) Sans compter qu'elle devient, selon la pièce, à moitié folle de culpabilité et se suicide, ce que le film élude – dommage.
Bon, c'est tout.
Non : les sorcières sont un peu sages et puis il y a trop de barbus qui se ressemblent trop surtout quand ils sont maquillés de sang. Parce que, oui, c'est sanglant… C'est Shakespeare… Et, à critiquer le critique, j'oublie le film, qui est quand même très bon. Quoique…

Et justement, deux jours après, je regarde The Hollow Crown, l'épisode 2 de la Guerre des deux Roses sur la chaine Histoire avec un Richard III hallucinant joué par un Benedict Cumberbatch hallucinant… Ce qui, rétrospectivement, anodine un peu (du verbe anodiner) la performance de Michaël Fassbender. Voilà notre Sherlock préféré devenu boiteux, bossu, tordu… Tout aussi fou que Macbeth, tout aussi tueur en série de ses cousins, frères, neveux, adultes comme enfants…
Décidément, Shakespeare… Il va me falloir au moins un John Carpenter pour m'en remettre. Ce fut, le lendemain sur TCM, "Vampires", 1998, avec James Woods, Daniel Baldwin et Sheryl Lee. Réjouissant (sanglant, aussi…)


mercredi 24 août 2016

Je parle de cinéma, parce que l'actualité, j'en peux plus…


… Serais-je envahi par l'àquoibonisme ? Quelque chose comme ça, oui…
Mais je voulais surtout parler de Cutters way.
Ceci date plus de deux mois mais comme le film repasse encore sur Ciné + Club, ça reste d'actualité.
CUTTER"S WAY (La blessure), ou comment une critique, et même seulement quelques lignes de présentation (comprenant qui plus est une faute de frappe) peuvent influer sur l'appréciation d'un film.
Au programme du dimanche 19 juin, Télérama présente Cutters way avec 3 T et en ces termes : « Tout est beau dans ce thriller qui va très vite, se mue en réflexion philosophique. On est subjugué par la sensibilité d'Ivan Passer. » Bon. Ivan Passer, inconnu, mais on va voir si "on" est subjugué. Je rate un peu le début, puis… euh… l'image est belle, oui, la lumière chaleureuse (et je suis a priori très sensible à la beauté de l'image)… mais le moins que l'on puisse dire c'est que ça ne va pas très vite… Ça se traine ? Pas vraiment non plus, ça discute… Plus un drame qu'un thriller, parce que ça ne thrille pas vraiment… Il y a un type, Alex Cutter (oui, comme un cutter), blessé à la guerre, borgne et boiteux, qui déteste tout le monde, sauf peut-être sa femme Maureen, que son copain beau gosse Rich a l'air d'aimer pas mal lui aussi, quand il ne couche pas avec des rombières pour quelques billets. Le beau gosse en question, c'est Jeff Bridges (mais bien avant qu'il ne soit le Dude du Big Lebowski… le film est de 81).
Bon… euh… je capte pas tout, je relis la notule… ça ne va décidément pas vite… Non pas que je tienne à des films speed à fond, mais quand on nous l'annonce… Bref, je laisse tomber.
Je retombe dessus le lendemain matin (oui, les gens, je suis à la retraite, you know…) Je rate encore le début puis surprise ! en posant un œil sur le programme du jour dans le même Télérama, je vois que le film n'a plus ses 3 T mais un mauvais point blanc dans un carré rouge, dont la signification signalétique est "à fuir" ! 
Comment un film peut-il perdre ses 3 T du jour au lendemain ?! (C'est un peu comme le triple A qu'attribuent ou enlèvent les agences de notation bancaire !)
Je regarde encore un bout, mais au p'tit déj', ça passe mal.
Ce n'est qu'une semaine plus tard que j'ai la clé de l'énigme avec la critique complète de Pierre Murat (dans le N°3467) qui dit en fait « Tout est beau dans ce thriller qui, très vite, se mue en réflexion philosophique… » Honte au claviste qui tape les notules de pages programme en piquant des mots au hasard dans la critique du critique. Ça n'explique pas quand même le chute des T. Je me force quand même à voir le film in extenso, ce samedi 25 juin, et… non, décidément non, je ne suis pas subjugué. Je m'emmerde. La "réflexion philosophique", je la cherche encore… Elle semble bien se résumer en une réplique d'Alex : je déteste les USA, Dieu n'existe pas, et "j'en veux" (des sous, de la bonne vie…) Quant à l'enquête policière, elle piétine (parce qu'il y a eu un meurtre et que se heurtent à ce sujet la paranoïa – ou la clairvoyance ? – d'Alex et la veulerie de Rich, sans omettre leur profonde connerie alcoolisée qui les incite à essayer de faire chanter le méchant qu'ils soupçonnent en lui envoyant des lettres avec dessus leur adresse et téléphone !) et finalement, le film s'effondre dans le ridicule avec la garden party du méchant attaquée par Alex le boiteux borgne à cheval comme un cow-boy !
Comme je fais partie du comité de sélection du FIFH, Festival International du Film sur le Handicap, je pourrais le proposer pour une "sélection spéciale handicap lourd".
Quant à Ivan Passer, il ne semble pas avoir fait ensuite grand chose qui subjugue "on". ("Nomad", film d'action plein de Mongols…? À voir peut-être…?)

Je n'ai pas de dessin adapté au sujet… je mets n'importe quoi sort de mes réserves…
 

Encore quelques considérations cinématographiques


Les seins des femmes ressemblent-ils à leur visage ?
Je me fais cette réflexion en regardant "La Maison des ombres" ("The Awakening", film "de fantôme" de Nick Murphy, 2011). Dans un plan (fugitif), on aperçoit (fugitivement) le profil d'un sein de Rebecca Hall alors qu'elle sort d'un bain et je me dis qu'il (le sein) a "le même profil" qu'elle (son visage)… disons "quelque chose de similaire dans la structure"… pas une évidence frappante… une sorte de flash intuitif.
Peut-on généraliser cette idée ?
— Ça demanderait une vaste enquête comparative.
— Je m'y mets tout de suite.
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JUDITH (film de Daniel Mann, 1966)
Sophia Loren passe (en short) dans le réfectoire du kibboutz.
Deux parmi les hommes attablés :
— Bah… C'est juste une autre fille.
— Ouais, comme un diamant est juste un autre caillou.
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NEW-YORK NE RÉPOND PLUS
Ça commence par un plan général où on aperçoit le World Trade Center, avec en surtitre : "New-York, 2012". Serions-nous dans une uchronie où il n'y aurait pas eu de 11 septembre 2001? Non, dans un film d'anticipation de 1975.
La suite est sans intérêt.
•••
NDE
Si Michel Houellebecq avait fait du rock au lieu de la littérature, ou en plus de la littérature, il serait peut-être un peu plus vivant. Ou alors il se serait suicidé avant 28 ans, comme tout le monde.  C'est que je viens de zapper de "Near death expérience" à "Vingt mille jours sur Terre". Le premier, c'est Michel Houellebeck filmé par Benoît Delépine+Gustave Kervern en 2014. Le second, c'est Nick Cave, filmé par Ian Forsyth+Jane Pollard en 2014 aussi.
Voir MH proférer son nihilisme de vieil enfant boudeur en polo de cycliste estampillé Bic pendant une heure et demi, c'est un peu lourd. Il faut zapper… Mais la bande-son est superbe, quand il se tait. Il le dit lui-même : « Tu parles trop et tu ne te suicides pas assez. » C'est en fait une sorte de définition du nihilisme : un truc littéraire, le fait de gens qui parlent (seuls) au lieu de se suicider. Des poseurs, des truqueurs. Même Céline. Cioran ? Au moins, Cioran, c'est drôle. Et Albert Caraco, lui, a eu la délicatesse d'attendre que son père soit mort pour se suicider. MH avoue quand même que prendre le monde au sérieux, c'est SE prendre au sérieux, et se prendre au sérieux ce n'est pas s'aimer… et même c'est ne pas s'aimer. À un moment, dans le film, il danse (s'agite, disons…) sur une musique rock, mais il n'a pas l'air de s'amuser. Il se prend encore au sérieux.
Et pendant ce temps la caméra capte avec insistance la beauté du paysage.
Insistante, la beauté. Insistante, la caméra. Insistante la beauté de la bande son (John Dowland ?)
Je remarque que, là aussi, dans une scène de nuit, la lune est pleine… Ah non, pardon, pas tout à fait… Gibbeuse, comme disait Lovecraft.
Avec tout ça, je n'ai rien dit sur Nick Cave et son film… faut que je le revoie…


mercredi 25 mai 2016

Quelques remarques sur quelques films, en vrac.


Bien que je sois à 90% allergique au cinéma français, il y a des exceptions. Ainsi je viens de revoir "Zazie dans le métro" (Louis Malle, 1960) et, coïncidence, je tombe sur ça, dans Le Livre des bizarres, à l'entrée "Suicides" (suicides bizarres, forcément), sous la plume de Jean-Claude Carrière :  En 1960, alors que Louis Malle tournait les séquences de Zazie qui se passent sur la Tour Eiffel, un homme se jeta dans le vide. Il se trouve que ses jambes passèrent dans le champ de la caméra. Ce plan est resté dans le film, mais à vitesse normale, on ne remarque rien – au ralenti, oui…
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J'ai appris récemment que le "plan américain", celui où les gens sont cadrés à mi-cuisse, a été inventé tout spécialement pour les westerns, pour bien mettre en évidence que les mecs se trimballent un colt à la ceinture (Cf. la marche des méchants à la rencontre de Gary Cooper dans "Le train sifflera trois fois" (Fred Zinnemann, 1952) par exemple.)
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— "Pacific Rim" (Guillermo del Toro, 2013), c'est Goldorak contre Godzilla.
— Plus exactement BEAUCOUP de Goldoraks contre BEAUCOUP de Godzillas !
— Gros ?
TRÈS gros !
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"Alphaville" (JLG, 1965), THX 1138 (George Lucas, 1971), Blade Runner (Ridley Scott, 1982), "1984" (Michaël Radford, 1984), Brazil (Terry Gilliam, 1985), The Island (Michael Bay, 2005), Wall-e (Andrew Stanton, Pixar, 2008)… Utopies, dystopies… Toujours le même schéma romantique : l'amour contre la raison, la poésie contre la rationalité.
— Et c'est pas bien ?
— Je me demande… C'est un cliché, en tout cas.
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Méchanceté gratuite. J'aime bien les films comme "L'Âge d'or" de Bunuel (1930) où on piétine des violons, ou comme "Mary à tout prix" (Farrelly's brothers, 1998) où on balance des chiens par la fenêtre… J'attends encore ceux où on lâchera Céline Dion du haut de la Tour Eiffel et où on brulera des footballeurs.
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"Les trois jours du condor" (Sydney Pollack, 1975). Génial ! Je ne l'avais jamais vu et je me suis retrouvé accro dès les premières seconde. La VO, ça aide… mais aussi il m'est venu à l'idée que depuis, on en a vu des thrillers politiques, avec trahisons et luttes secrètes entre agences gouvernementales US, et pourtant celui là fonctionne encore à 100%.
On ne fait plus de films de cette efficacité, mais seulement une IMITATION d'efficacité.
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J'ai retrouvé l'origine d'une phrase étonnante du détective dans un des premiers épisodes de Twin Peaks. « C'est donc ici que les gâteaux se rendent pour mourir… » C'est un pastiche de Rilke, disant de Paris : « C'est donc ici que les hommes se rendent pour vivre. »
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"Fenêtre sur cour" (Alfred Hitchcock, 1954). Qu'en dire qui n'ait déjà été dit cent fois ? Chef-d'œuvre, bien sûr. Film parfait. (Version restaurée.)
Grace Kelly, se défendant d'être trop parfaite pour James Stewart, argumente qu'on est tous pareils, les humains, on mange, on boit, on dort… Oui, elle faisait tout ça, sans doute, et avec beaucoup de chic, mais on ne me fera pas croire qu'elle faisait caca, aussi.
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Pourquoi, mais pourquoi, dans les "Star Wars", les Jedaï passent-ils leur temps à lâcher, et donc à perdre, leurs sabres-laser. Depuis le temps, ils auraient pu les équiper d'une dragonne ! (Il perdent aussi beaucoup de membres, mains, bras, jambes… Y a du complexe de castration là-dessous.)
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"L'Homme tranquille" (John Ford, 1952)… Tiens, moi qui me plains du machisme dans le cinéma jeune ou vieux, je suis servi, là… et pourtant j'adore ce film !
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dimanche 22 mai 2016

Bullit


La mise en scène, ça tient essentiellement à « l'art de trouver à chaque plan la place idéale de la caméra ». (Aurélien Ferenczi à propos de Polanski.)
« Dans la série télé, la mise en scène court après le scénario… » (J.B.Thoret). Du cinéma, on exige d'avantage, formellement, et même que la mise en scène suscite le scénario. Ou que la mise en scène raconte l'histoire et non l'illustre.
(J'aime bien quand les critiques de cinéma parlent d'autre chose que de l'histoire et des acteurs… parlent de plans, de cadre, de montage… de cinéma, quoi.)
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Je revois "Bullit" de Peter Yates (1968) et je me dis « la mise en scène est drôlement belle ». Pas seulement efficace ou impressionnante, mais belle. Et je ne sais pas très bien ce que ça veut dire, car il n'y a rien de spécial dans les angles, les cadrages, la lumière, la couleur, le mouvement, le montage. Rien d'exceptionnel dans chacun de ces domaines. Donc ce qui est beau, ce n'est pas l'un ou l'autre des éléments de la mise en scène, mais la mise en scène elle-même, la réalisation, c'est-à-dire la manière dont tous ces éléments sont agencés pour aboutir à une presque parfaite fluidité, presque parfaite lisibilité.
Une pure forme. Brillante.
Et pourtant on en a vu, depuis, des poursuites en bagnole à fond la caisse et montées comme des ânes, au point que celle de "Bullit", archétype d'un genre, semble pépère… et pourtant tellement évidente d'efficacité. Et puis la ville de San Francisco… La musique de Lalo Schiffrin. Le charisme de Steve McQueen…
D'accord, il y a quand même quelques trucs voyants : un plan où la caméra "passe à travers un mur", des coups de zoom (c'était nouveau) des perturbations de la perspective, de la profondeur, soit contrariée soit accentuée, question de focale.
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J'ai du écrire ça il y a deux ou trois ans. En revoyant le film, là maintenant en 2016, je me dis que oui, cette mise en scène est drôlement belle, un brio, une élégance faite de travellings fluides, de jeux de profondeur, de jazz cool (une flute "féminine"). Et la sobriété dans l'emploi de la musique : la fameuse poursuite automobile est sans musique du tout ! (Imaginez ce qu'on ferait maintenant de tonitruant… ou cette invasion de boucles rythmiques partout dans les films et les séries, artifice basique pour faire monter la tension). Cette fluidité est comme en accord avec les grosses bagnoles américaines de l'époque, qui flottent comme des bateaux… la caméra semble montée sur les mêmes suspensions, elle est d'ailleurs souvent embarquée. Pas de mouvements de grue gigantesques. On reste dans l'horizontale, à hauteur humaine autant qu'à hauteur automobile.
Avec ça, le charme un peu anxieux de Jacqueline Bisset, des filles en mini-robes et bottes de cuir mais pas d'hommes en pattes-d'ef… Ouf… Pas de téléphones portables qui raccourcissent le temps et interrompent les conversations au moment opportun-importun… Dans l'aéroport, on voit des bonnes sœurs mais pas de femmes voilées… (Et le méchant est monté à bord d'un avion avec un révolver sur lui !)
Et tout finit à la course sous le ventre des avions. (Comme plus tard, sauf erreur, dans "Heat", de Michaël Mann, 1996…)


Paru dans Psikopat

samedi 14 mai 2016

FATUM CULTUREL


Tiens, pour changer un peu, je vais parler de cinéma. (Après tout, c'est le temps de Cannes…)
Depuis que j'ai plein de chaines télé cinéma, j'ai un peu l'impression d'être tombé dans un univers parallèle où il y a plein de films du matin au soir et du soir au matin.
Je vois ou revois pas mal de vieux films (années 40, 50, 60…), des westerns, des polars ou des comédies musicales, en particulier, mais pas que, et pas seulement des vieux. Et voilà que j'ai un problème avec ça…
Les films font perdurer tout un tas de vieilles lunes. Je ne parle pas du fait que dans neuf films sur dix, quand il y a une scène de nuit, la lune est toujours pleine… Je ne parle pas non plus des répliques qu'il faudrait interdire : « Je crois pas que ça soit une bonne idée… J'arrive pas à le croire… Alors, qu'est-ce qu'on a ?… Accrochez-vous ! (Variante : Accroche-toi !)… Je sais ce que tu ressens… (Variante : ce que vous ressentez)… Elle est pas belle, la vie ?!… Cerise sur le gâteau… » Etc. Clichés… détails superficiels…
Je parle du mélange de pulsions primitives, de superstitions et croyances basiques et de morale chrétienne que les films étalaient en leur temps et maintenant, rediffusés, reconduisent et revalident. Le patriarcat, le machisme, l'amour romantique, la sainte pudeur féminine, la femme fatale, la condamnation de la femme adultère mais la tolérance pour l'homme, attendre un enfant comme épanouissement suprême de la femme (ah, l'air ravi du jeune couple qui apprend qu'elle est enceinte !…), la vengeance, la culpabilité, la rédemption, la foi, la malédiction et la bénédiction, le sacré, le salut, les miracles (qu'on a aussi aux infos, dès qu'on extrait des ruines d'un séisme un survivant : « Un miraculé ! »), la chance et la malchance, le destin, le fatum ("un homme ne peut rompre avec son passé"), le sacrifice, le martyre, la nostalgie, les regrets, l'idée que ça aurait pu se passer autrement si…, l'espoir qui fait vivre et l'espérance de la vie après la mort où, bien sûr, on va retrouver ses parents et autres amis perdus, le jugement divin, le fantôme, l'âme ou l'esprit, le dualisme (âme et corps bien séparés), la vraie beauté qui est à l'intérieur, l'idéalisme, le finalisme, le libre-arbitre, la force, la toute puissance, la famille, la filiation comme critère qualitatif (« Il est de mon sang »), les rois, les reines, les princes et les princesses, la vaillance militaire, l'obéissance (« Nous ne faisons qu'appliquer les ordres »), l'honneur (de la patrie, de la famille, de l'armée), la noblesse du guerrier, la gloire (et encore, je ne regarde pas les films de guerre…), la fidélité, la trahison, le pardon, le serment inviolable, la sincérité qui fait tout pardonner, la rivalité fraternelle, le sauvage (mais le "bon sauvage" aussi), les races… la Vérité, le Bien, le Mal…
— T'as pas dit "Dieu"…
— Mais il est partout dans tout ça… à toutes les sauces ! Et dans la moindre exclamation, « Oh my god ! », même dans les pornos.
— Mais… tout ça, c'est humain, c'est la condition humaine, c'est universel…
— Généralisation hâtive. Dieu et tout ce bazar biblique, c'est le fond de sauce de notre culture, ce qui crame ou moisit au fond de la casserole… tout un être-au-monde (weltanschauung, comme on dit en philosophie) mortifère, destructeur, ou au moins pénible, avec lequel nous vivons depuis des milliers d'années… Ce n'est qu'une vision des choses, occidentale, judéo-chrétienne, platonicienne… on ne s'en rend même plus compte…
Un petit exemple que l'on voit dans nombre de films, pas seulement les anciens. Un type (costaud par définition) embrasse une femme de force, voire la viole un petit peu, et au bout d'un moment, domptée, celle-ci se soumet – et même jouit, et devient complètement amoureuse du type. Le discours sous-jacent est qu'il lui a fait découvrir ce qu'elle désirait sans le savoir. Ces vieux cliché machistes courent toujours, comme les autres cités plus haut, dans les films modernes, séries télé, ne serait-ce que parce que le cinéma se réfère au cinéma, mais aussi dans les romans à l'eau de nuances de gris, les chansons populaires, et aussi bien dans Shakespeare et autres classiques.
Pourtant, dans ces vieux films, il y a des trucs qu'on n'oserait plus faire de nos jours – les massacres de peaux-rouges, de bamboulas ou de niaqwés pratiqués sans états d'âme, par exemple. « On n'en est plus là… (quoique…) », mais les films sont toujours là, passent et repassent, nous les revoyons 50 ou 70 ans après, nos enfants mêmes sont susceptibles de les voir. La nostalgie et la qualité artistique justifient-elles cette permanence ? Ces films et autres ne font pas forcément l'apologie de ces tares ou de cet "être-au-monde" daté, mais ils les présentent et re-présentent, les recyclent et reconduisent et, partant, les revalident en permanence. (Le thème de la vengeance est indéfiniment réactualisé, encore et toujours vendeur.)
On finirait par se dire "c'est normal", "c'est dans les mœurs", "c'est la tradition", et puis ce ne sont que des films…
Mais qu'on ne me dise pas qu'on ne s'en porte pas plus mal. Si : on s'en porte plus mal.


vendredi 19 novembre 2010

Du ciné et de la TV



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LO N°421 (18/11/10)
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(Style "je l'ai pas vu, je l'ai pas lu mais j'en ai entendu causer)
CINÉMA
RIVALITÉ MIMÉTIQUE COMMERCIALE
LA FAMILLE JONES, de Derrick Borte, avec Demi Moore et David Duchovny. Je ne sais pas ce que vaut le film, mais à la base il y a une idée géniale : une famille idéale s'installe dans un quartier middle class. Ils sont super, ils ont plein de trucs bien question fringues, voiture, gadgets, etc. Ils ont tellement de succès auprès du voisinage que les voisins se mettent à les imiter, question fringues, voiture et autres biens de consommation. Ils sont si chouettes ! Vite, être "comme eux". En fait cette (fausse) famille aurait pu se nommer Tupperware : c'est une "famille publicitaire", comme un spot de pub vivant (et viral), et implantée là par un service marketing, pour faire vendre.
http://www.cinefil.com/Film/la-famille-jones
http://www.ugcph.fr/pages/la-famille-jones.html

MAIS SORT AUSSI
SMALL IS BEAUTIFULL (C'est par où, demain ?), sur l'état de l'agriculture française mondialisée et donc notre (mal)bouffe. (Si vous n'en avez pas marre des nécessaires docus d'alerte environnementale…)
# Le film d’Agnès Fouilleux nous révèle pas à pas les mécanismes et les enjeux de la mondialisation et de la financiarisation de l’agriculture, face auxquels des résistances commencent à apparaître.
Pourtant tout ça risque d’être difficile à modifier... du moins tant qu’une minorité aura tant d’argent à gagner !
Alors réveillons-nous !! #
(Affiche de Lidwine, ça fait toujours plaisir.)
http://www.lesfilms.info/Le%20film%20Small%20is%20beautiful.html

ET, DANS LE MEME ESPRIT… SEVERN
# Message aux grandes personnes 


En 1992, lors du Sommet de la terre de Rio, Severn Cullis-Suzuki, âgée de 12 ans, interpelle les dirigeants du monde entier sur la situation humanitaire et écologique de la Terre. #
(La vidéo a couru partout sur le net, nous prenant à la gorge…)
# En 2009, elle a 29 ans et attend son premier enfant... Ce nouveau documentaire de Jean-Paul Jaud après "Nos enfants nous accuseront" prend le parti de mettre en lumière des actions positives menées aux quatre coins de la planète et nous confronte à une question universelle et fondamentale : Quel monde laisserons-nous aux générations futures ? #
(En complément, on peut se demander : à quels enfants laisserons-nous le monde ?)
http://www.cinefil.com/film/severn-2
http://www.severn-lefilm.com/

MAIS IL Y A AUSSI :
CE N'EST QU'UN DÉBUT, docu de JP Pozzi et P Barougier, où l'on voit des enfants de maternelle (4 ans) et de différentes couleurs faire de la philo à l'école. Comme quoi, des fois, par ci par là, il se passe des choses formidables à la marge des institutions de la triste France sarkozienne ! En plus, que sous-entend le titre ? …CONTINUONS LE COMBAT ! Comme quoi la philo est un combat… ou est la meilleure préparation au combat politique.
Car comme disait notre bon Lao Tseu « Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres. » 
http://www.cenestquundebut-lefilm.com/
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NS vs DSK les mains dans les poches
Hier, DSK va voir NS au Palais. A la sortie ils se serrent la main (droite), geste pendant lequel DSK garde sa main gauche dans sa poche. 1) C'est malpoli. 2) Ça cache quelque chose. 3) Une arme qu'il s'apprête à dégainer.
C'est con, je m'étais concocté cette petite lecture comportementale dans ma tête ce matin et voilà t'y pas que ce midi, dans l'Edition Spéciale de C+, Nicolas Domenach, journaliste de Marianne que j'aime bien et qui est le portrait craché de Moebius, fait exactement le même décryptage. Domenach, sors de ma tête et arrête de me casser mes coups !
En plus, ensuite, DSK s'est dirigé vers les journalistes qui font le pied de micro 24/24 au pied des escaliers en mettant les deux mains dans ses poches. Décidément, cet homme a des choses à dissimuler.
(Souvenir connexe : dans le formidable film de Stanley Kubrick "Les Sentiers de la gloire", en plein procès des soldats fuyards, Kirk Douglas, qui est leur avocat, plaide les deux mains dans les poches ! Un militaire français devant ses officiers supérieurs en 14-18 !!! Impossible !)
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NS vs TV
(Ça non plus "je l'ai pas vu, je l'ai pas lu mais j'en ai entendu causer)
Ce qui ressort de sa confrontation télévisuelle avec trois interviewers (Claire Chazal (TF1), David Pujadas (France 2) et Michel Denisot (Canal+), c'est que c'est lui qui les agresse, les passe à la question à coup de phrases culpabilisantes ("Je n'ai pas entendu votre réponse, madame Chazal…"), voire menaçantes ("Personne n'est indispensable M. Pujadas, ni dans votre métier ni dans le mien.") et ils s'écrasent, et ils lui répondent ! Ils ne lui rétorquent même pas, comme il se doit « Ici c'est nous qu'on pose les questions, mec ! »… ils sont donc toujours prêts à se laisser réquisitionner, à ramper sur le tapis rouge ? (Voire sous le tapis…)
…Confirmation, une fois de plus, du côté pervers, sadique, du personnage.
La faille, quand même, le lapsus, l'aveu d'impuissance : « C'était rude, mais ma détermination n'a rien changé. »
(Y a eu aussi un "remuemaniement"… assez juste, en fait…) (Enfin… il n'a pas parlé de fellation…)
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