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dimanche 9 février 2014

LE DROIT À LA BEAUTÉ / 2


La souffrance (la misère) ne se soigne pas par le commerce, la consommation/consumation, la destruction/enlaidissement de la nature, pas par la richesse (de quelques uns) ni la croissance (de tout et n'importe quoi), surtout de la richesse des riches, de la croissance de la production de porte-clés, de yaourts en plastique, de la "recherche et innovation" – tiens, encore un de ces clichés rhétoriques dont ils se gavent et nous gavent. La recherche et l'innovation comme panacée à la crise. Mais les vieux qui ont mal partout n'ont pas besoin de recherche et innovation, les médocs existent. Ils ont besoin d'un service public qui soit un service… et public, c'est-à-dire qui s'occupe d'eux : des infirmières, des hôpitaux de proximité, des maisons de retraite sympas. Les automobilistes n'ont pas besoin de recherche et innovation : les voitures électriques existent, il faut les produire (mais ça encore, est-ce le vrai besoin ?) et sans forcément des centrales nukes au bout du fil. Les enfants des écoles n'ont pas besoin de recherche et innovation : ils ont besoin de profs. Les habitants des banlieues n'ont pas besoin de recherche et innovation : ils ont besoin d'ascenseurs qui fonctionnent, de murs et toits mieux isolés et de transports en commun.
Je me suis éloigné de "la beauté" ? Croyez-vous vraiment ?
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Le droit à la beauté, oui, on veut bien, mais concentrons-nous déjà sur…
…De la croissance, disent-ils… mais quelle croissance ?
De l'investissement public ? Dans quoi ? Des autoroutes, des TGV, des avions, des aéroports, des usines à voitures, des centrales nukes ? Tout ça, on en a déjà trop. Mais peut-être des médecins, et des appareillages ultra-modernes dans les hôpitaux, des hôpitaux de proximité (labos, centres de radiologie, maternités…) Et pareil dans les écoles, collèges, lycées, universités : des profs, du matos et de la proximité… tout cela permettant en particulier moins de bagnoles, autoroutes, aéroports, et donc moins de pétrole importé. Education et santé, c'est important, non ? On pourrait même investir dans la "croissance verte" (terme ridicule) : agriculture bio et distribution de proximité (là encore moins de machines, moins de transports, moins de pétrole, moins de particules fines… et donc une meilleure santé pour tous, donc moins besoin de médocs et d'hôpitaux. Moins de pesticides et donc une meilleure santé pour les agriculteurs, donc moins besoin de médocs et d'hôpitaux.
Et l'isolation des habitations, bureaux et autres bâtiments administratifs, culturels, industriels. Et la production d'énergie par tous les moyens autre que nucléaire ou pétrole – et "de proximité". (Vous voulez de la recherche et développement ? Tiens, des panneaux photovoltaïques flexibles (l'armée indienne en utilise) qu'on peut rouler dans son sac comme un magazine.) Et surtout des économies. Finalement, il s'agirait d'investir non dans la dépense mais dans les économies !
Le virage écolo n'est pas une déviance mais une déviation, des déviations : au lieu de l'autoroute qui relie grande ville à grande ville, de l'avion qui relie capitale à capitale, au lieu du gros hôpital dans la grande ville : des voies multiples, des chemins de traverse. Au lieu de toute cette centralisation pyramidale : travailler les réseaux, le tissus urbain ou campagnard.
Il ne s'agit pas forcément de la joie, des fleurs partout et des ruches sur les toits et du droit à la beauté (le "droit" ?) Il s'agit de ne plus passer deux heures dans les transports pour s'enfermer dans un bureau paysager, dit aussi open space. Il s'agit de pouvoir accoucher à vingt minutes de chez soi, voire chez soi. Il s'agit d'envoyer ses enfants à l'école à pied en toute sécurité. Il s'agit de pouvoir voyager de Montpellier à Tours (par ex) sans passer par Paris avec changement de gare via métro obligé. Il s'agit de manger des légumes ou des fruits (cinq par jour, si vous voulez) sains et, conjointement, de se baigner dans des rivières propre. Je précise l'idée de ce "conjointement" : une agriculture qui ne pollue pas c'est moins de maladies chez les agriculteurs et les mangeurs, c'est moins de polluants dans l'eau, donc moins besoin de stations d'épuration, et moins besoin d'eau de soi-disant sources vendues dans des bouteilles en plastique avec ou sans bisphénol A, et transports d'icelles en camions, autoroutes, pétrole… Vous voyez où je veux en venir ? Quand on touche un point aussi essentiel que l'agriculture, c'est-à-dire l'alimentation, la nourriture, la bouffe, le besoin  premier du mammifère humain, TOUT LE RESTE SUIT.
Y compris l'air, l'eau, le plaisir du bain.
La beauté.
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lundi 27 janvier 2014

NO FUTURE


30 minutes de dessin animé pour expliquer la fin du pétrole et se conséquences
https://www.youtube.com/watch?v=a0J2gj80EVI&feature=youtube_gdata_player

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La croissance démographique combinée avec les progrès de l’automation expliquent l’augmentation du chômage.
On a besoin de croissance, puisque la population augmente.
On a besoin que la population augmente pour produire de la croissance.
> Croissance économique et croissance démographique, même combat… celui qui mène à l'extinction.

mardi 4 mai 2010

LA TERRE VUE DU MONDE


LO N° 371 (04/05/10)

« Si un Dieu a fait le monde, je n'aimerais pas être ce Dieu, car la misère du monde me déchirerait le coeur. » (Arthur Schopenhauer)

— En Grèce, en toute logique, on devrait brûler des banques.
— Mais Goldman Sachs est à New York.
— Le véhicule piégé qu'on vient de découvrir à Time Square, il était bourré de moussaka ?
— Mal visé de toute façon : Time Square, c'est pas Wall Street.

("Démineurs", formidable film de Kathryn Bigelow, vu hier soir chez moi.)

— Faudra-t-il vider la mer ? La nappe d'oil qui se répand dans le golfe du Mexique, c'est pas le contenu d'un super tanker. Mieux que le Torrey Canon, l'Exxon Valdez, l'Amoco Cadiz, le Prestige, l'Ericka… c'est tout le puits qui prend la fuite, le gisement sous-marin qui fait sa vidange, jusqu'à épuisement. Trop forts, ces Ricains !
— Un peu comme une éruption volcanique islandaise, quoi.
— Ou une fosse septique qui refoule.
— Mais ils disent que c'est un accident extrêmement rare…
— Ben oui, mais il suffit d'une fois…
— Mais ça va s'arrêter quand ?
— Quand le gisement sera épuisé, sans doute. Mais il va jusqu'au Venezuela… en passant par Haïti.
— Tu crois que c'est pour ça que les US se sont tellement portés au secours d'Haïti, après le tremblement ?
— Sûrement pas, sûrement pas…

« La richesse est pareille à l'eau de mer : plus on en boit, plus on a soif. » (Arthur Schopenhauer)


— En attendant, la nappe va se répandre dans tout le golfe et au delà : Cuba, les Bahamas, les Antilles… et pourquoi pas enrober la Floride comme une capote autour d'un membre flaccide.…
— On verra les fonds de pension bourrés de vieux mazoutés tout englués…
— Sans omettre une bonne tempête tropicale qui soulèverait tout ça et le répandrait sur le continent !
— … Remonter  le long de la côte Est, en Caroline, en Virginie… Et jusqu'à Washington, Philadelphie, New York… Wall Street, Goldman Sachs…
— La vengeance des Grecs, quoi.
— Mais SuperObama est là, il va faire un rempart de son corps…
— Elément TERRE : Haïti, le Chili, la Chine… L'AIR : le volcan Chikungunya Eyjafjallajökull… Maintenant l'EAU : la marée noire du golfe du Mexique… La prochaine fois, le FEU ?
— Les banques au feu, oui !
— A la fin du "Troupeau aveugle" de John Brunner (1972), des habitants de l'Irlande voient de la fumée sur l'océan Atlantique… Le vent souffle de l'ouest…
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L'ÉLYSÉE VU DE LA FRANCE
« Si les autres parties du monde ont des singes, l'Europe a des Français. Cela se compense. » (Arthur Schopenhauer). (Et la France a Nicolas Sarkozy).

— Selon un sondage, 66% des Français considèrent que la politique de Sarkozy est un échec.
— Par ailleurs, on constate que 66% des radars routiers sont installés en zones non dangereuses.
— Faut dire que les radars ne sont pas gérés par la gendarmerie mais par des sociétés privées.
— Ah ouais ?! Mais alors, le bilan de Sarkozy n'est pas un échec : il a déjà réussi à vendre 66% des services publics.
— Ben oui, ça fait partie de la démarche néosarkolibérale : vendre 66% du public au privé puis devenir avocat d'affaire.
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Un nouveau mouvement : la grève des chômeurs ! Intéressant !
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— Quand on voit les éleveurs défiler dans Paris, les détracteurs du lait n'ont qu'à bien se tenir.
— Ils veulent bien les miettes, oui, mais beaucoup de miettes.
— La décroissance est en plein essor.
— Moi, je prendrais bien un décroissant avec mon déca.
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Balladur aurait vendu des sous-marins au Pakistan ? Et pourquoi pas au Tibet ou à la Mongolie ?
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Pour un jeune de banlieue, s'attaquer aux bus de banlieue, c'est manifestement vouloir se couper du monde. Qui ghettoïse qui ?
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Russel Crowe joue Robin des bois…
Comment imaginer un Robin des bois GROS ?!
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LA BURQA EST UN LAPSUS LINGUAE
La question du poil intégral (lapsus de Besson en direct sur F2 lundi 26)
Serons-nous déchoués de la nationalité française pour avoir pratiqué l'adultère ? (Le mari de la dame emburqée au volant).
— Mais qu'on place donc tout ce monde-là en famille d'accouille !… Ou en garde à vit… Ou en centre de prétention… Qu'on dégoûte l'accusation !  Qu'on trouve un autre bouc hémisphère puisque l'accusé brame son innocence. Les polygames se dévoilent. Les parties si viles paraissent au grand jour.
— Accusez le printemps !
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lundi 10 août 2009

La Crau



LO N° 320
Pour fêter les 150 ans de la parution du "Mireille" de Frédéric Mistral, des nouvelles de la CRAU, "ô pays dont l’azur est strié de colombes !" disait-il…