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vendredi 21 février 2014

LES CONVERSATIONS DES PLANTES


Suite aux considérations d'hier qui étaient fondées sur des études pas toute fraiches, un petit plus choppé dans le dernier Philosophie magazine (N°77, mars 2014) (qui fait par ailleurs un gros dossier sur nous et les animaux).
Je cite : « Des études récentes démontrent que les plantes communiquent entre elles, en s'envoyant des signaux dans le sol via leurs racines, ainsi que par l'émission de substances chimiques aériennes ou d'ultrasons. "Loin d'être des organismes  qui ne communiquent ni ne se répondent, lit-on dans The Scientist Magazine, les plantes s'engagent dans des conversations régulières et s'alertent l'une l'autre face à des attaques d'herbivores ou des sècheresses imminentes." Un échange dont la dimension altruiste est de plus en plus attestée. Habermas l'avait déjà établi pour les hommes : dans la nature aussi, l'éthique semble au fondement de la communication. »
… A moins que ce soit la communication qui soit au fondement de l'éthique…
Et – désolé pour le pinaillage sémantique, mais : "altruisme", "éthique" !… Décidément notre langue est polluée à la moraline ! "Solidarité", alors ? Peut-être que "coopération", plus neutre et plus interactif, suffirait. Et ce serait déjà beaucoup de réaliser que la coopération, via les réseaux d'interactions, est partout dans la nature ("la-nature-dont-les-humains" et non "la nature aussi").

jeudi 20 février 2014

VERDURE


Il faut parler à ses plantes vertes, parait-il. Le gros avantages c'est qu'elles ne répondent jamais.
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LA MÉMOIRE DES ARBRES
Suisse : Une équipe de chercheurs bâloise démontre pour la première fois que les plantes peuvent aussi transmettre leurs expériences environnementales. Des plantes stressées ont légué leur expérience du stress – jusqu'à la 4ème génération. Ainsi l’ancien dogme, affirmant que seuls les gènes jouent un rôle dans l'hérédité, est remis en cause. En effet, les plantes peuvent également transmettre des souvenirs liés au stress (par épigenèse) – une perspective tout à fait nouvelle. (Revue Nature, 6.8.06)
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Été 2005. En Lorraine, production de mirabelles de bonne qualité mais en petite quantité. Selon un arboriculteur interviewé, le mirabellier "se souvient" : quand il produit beaucoup une année, l'année suivante il produira peu, comme s'il voulait rééquilibrer, faire une moyenne, éviter de s'épuiser dans une escalade à la production. Il s'économise, donc, il cherche un équilibre sur le long terme, une homéostase.
Évidemment ça doit être une façon de parler, car, en principe, les buts, les intentions, c'est l'affaire de la vie intelligente. L'influence du futur sur le présent, en l'occurrence la modification d'un état présent par un projet (ce qu'on peut appeler une "boucle de rétroaction", négative dans ce cas), ça n'existe que chez l'homme, par exemple dans un système "homme-thermostat-chaudière". Pourtant, je ne serais pas étonné qu'on en décèle des tas dans le domaine du vivant, sur le plan de l'évolution en particulier.
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Y a-t-il lieu de s'étonner que les plantes se reconnaissent entre elles ?
L'"impatiente pâle" a besoin de lumière. Elle pousse en hauteur et fait de larges feuilles, capteur de rayons solaires. Ces feuilles font de l'ombre au plantes voisines (concurrentes), mais seulement si ce sont des "étrangères". Par contre, si les voisines sont "de la famille", notre "impatiente pâle" grossit plutôt de la tige et des branches et non des feuilles. Autrement dit elle reconnait ses copines et coopère avec elles, mais pas avec des étrangères. Racisme ?