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vendredi 15 décembre 2017

VIANDREDI


CANTINES
Obligation de présence de viande dans les repas des cantines (écoles, maisons de retraite, hôpitaux, prisons…). Autrement dit, le végétarisme est illégal, ou peu s'en faut. Et la santé ? La santé, on s'en fout, ce qui compte c'est de défendre la filière élevage et transformation et commercialisation de vaux, vaches, cochons, poulets… Les végétariens sont de mauvais citoyens. En plus de ne pas soutenir l'élevage, ils sont en meilleure santé et donc ils ne soutiennent pas non plus la filière médecine, labos, pharmacie…
Message de Greenpeace :
Deux fois trop de viande à la cantine
Quand les lobbies de la viande influencent les repas de nos enfants
Au moins deux fois trop ! Aujourd’hui, viande et produits laitiers sont servis dans les cantines scolaires dans des proportions démesurées par rapport aux recommandations nutritionnelles de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Une aberration dangereuse pour la santé des enfants (surpoids, obésité), mais aussi dévastatrice pour la planète. A lui seul, l’élevage industriel est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial.
Pourquoi ce décalage ? Les lobbies (comme par exemple les syndicats professionnels de la viande) font tout pour perpétuer ce mythe selon lequel nous devons manger de la viande tous les jours. Ils interviennent partout : dans les politiques publiques où ils noyautent les instances de décision, auprès des maires, et jusque dans les écoles, où ils entrent dans les classes et les cantines pour persuader les enfants des vertus miraculeuses de la viande. Etc.
Détails ici :

UNE CAMÉRA DANS LA JUNGLE
Dans la jungle de Calais, il y avait un réfugié qui était là depuis six mois et qui en était à sa vingtième interview. J'avais envie de lui dire : mais qu'est-ce que tu fous là ? Si tu es venu là dans l'idée de passer en GB et que six mois après tu n'y es pas arrivé, peut-être qu'il serait temps de te recomposer, de changer d'idée, de voir comment ça pourrait se passer en restant en France (mais pas à Calais), en Belgique, aux Pays Bas… Ou au Portugal, tiens, qui a des problèmes de main d'œuvre… Le demi-tour, la marche arrière ça existe et il n'y a pas de honte à ça. Non tu restes là, collé au mur de la Manche comme une mouche sur une vitre. Et tu attends le vingt et unième journaliste pour répondre à la vingt et unième interview…

LANGAGE MÉDIA
Le langage journalistique souvent me plonge dans des abimes de perplexité… et me met en joie.
Entendu à la télé :
« L'attentat a fait environ quatre morts et plusieurs blessés. »
Et aussi :
« Le séisme a fait approximativement deux morts. »
Et aussi :
« Il y a presque un an jour pour jour. » (Là, je m'interroge… Peut-on dire ça ? C'est "presque" ou c'est "jour pour jour" ?, pas les deux à la fois, non…? Ou alors faut-il comprendre : « Il y a un an, presque jour pour jour. » ? Ou alors c'est que l'expression "jour pour jour" n'est que du remplissage, comme il y en a beaucoup dans le langage des médias.)
Le même jour, j'ai aussi entendu « Un focus tourné à Cannes »… Comment peut-on tourner un focus ?
Lu dans un mag d'infos : « Peut-on décortiquer les sources de la violence sociale ? ». Hum… "décortiquer des sources". Étrange juxtaposition de métaphores. Décortiquer des racines ou des graines, d'accord, mais des sources ?! On dirait qu'une image, une métaphore (source), est devenue discrètement un terme consacré, alors on y accole une autre métaphore sans faire gaffe à l'aberration.
Vu le titre « Le trou le plus rapide du monde » !!!  What' up, doc ?¿?¿
(Bon, ça va. Il s'agissait de golf…)


lundi 16 novembre 2009

LE CAPTAGE DU C02


LO N° 332 (1er novembre 2009)

Et les "gros gestes, alors ? Technologiques, de préférence, sinon à quoi on sert ?
LE CAPTAGE DU CO2, par exemple.

11-05-2008 (Quelques coupes de ma part)
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Captage et séquestration du CO2 : un remède pire que le mal
Afin de diminuer les émissions de CO2 des grosses unités industrielles consommatrices d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz), le principe de capter le CO2 lors de la combustion, puis de le séquestrer en sous-sol, est de plus en plus mis en avant par les acteurs du secteur. 
Greenpeace a publié dès 2008 un rapport intitulé "Faux Espoir : pourquoi le captage et la séquestration du carbone ne sauveront pas le climat" qui dénonce les dangers de ce nouvel engouement. 
Le premier argument mis en avant est le délai trop long de mise en place de cette technologie. La capture et la séquestration du CO2 (CSC) ne seront pas disponibles à une échelle suffisante avant 2030, or on situe maintenant à 2015 la date à partir de laquelle les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent impérativement commencer à décroître. 

Le deuxième argument est le côté énergivore de la CSC. Pour les centrales électriques, cette technologie consomme 10 à 40 % de l’énergie produite. La mise en place à grande échelle « risquerait d’annuler les gains d'efficacité des cinquante dernières années et d'augmenter d’un tiers la consommation des ressources ». En particulier, selon l’emplacement des centrales, le CO2 capturé doit être transporté pour être séquestré. Le transport peut s’effectuer soit via des gazoducs, technologie identique à celle utilisée pour le transport du gaz naturel, soit sous forme liquide dans des citernes isothermes. Dans le cas des citernes, les modes de transport sont alors très classiques : camion, train et bateau.
Si l’on ajoute à ce coût énergétique les coûts d’investissement et de fonctionnement, on peut aboutir à une augmentation du prix final de l’électricité de 21 à 91 %. 
Les sommes ainsi englouties réduisent d’autant les capacités de financement pour des solutions durables. Greenpeace cite l’exemple des Etats-Unis où le ministère de l’Energie a demandé une augmentation du budget CSC de 26,4 % (soit 623,6 millions de dollars) et a réduit dans le même temps de 27,1 % (soit 146,2 millions de dollars) les budgets consacrés à la recherche sur les énergies renouvelables.
Enfin, un autre argument développé est le risque technique et l’impossibilité de garantir une séquestration sûre du CO2 dans le temps. Des fuites, même faibles, pourraient « saper tout effort d’atténuation des changements climatiques ». 


Par ce rapport, Greenpeace veut, entre autres, alerter les décideurs politiques sur les dangers d’investir de l’argent public dans un « remède qui pourrait s’avérer pire que le mal ». Elle met en garde contre une industrie minière qui « prône activement la généralisation de cette technologie pour justifier la construction de nouvelles centrales thermiques au charbon ».
Michel Sage
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Sans vouloir faire systématiquement du mauvais esprit, on s'en doutait une peu…
Sans compter qu'il n'y a aucun moyen de récupérer le CO2 au cul des bagnoles, camions, avion, ni le méthane au cul des vaches, encore moins celui qu'émettent les clathrates.
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L'Arche de la LO N°331 était du Suédois Riber Hansson. Grand Prix from Press Cartoon Europe 2009. (Merci Claude)

En voici une autre, je sais pas de qui, peut-être encore plus géniale…