Affichage des articles dont le libellé est chasse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est chasse. Afficher tous les articles

dimanche 2 septembre 2018

LES HISTOIRES TRÈS COURTES, SUITE ET FIN (Jusqu'à la prochaine)


Soirée mondaine à l'ambassade de Russie.
Monsieur Kalachnikov reçoit ses invités en compagnie de Monsieur Molotov, pour un cocktail. Les discours enflammés fusent au coin du bar.

Pendaison de peinture silencieuse
J'ai mis le tableau dans un cadre et je j'ai accroché au mur. Le cadre est resté accroché, le tableau est tombé. Je l'ai brulé : un tableau qui ne tient pas au mur ne mérite pas de vivre.

Jo
Jo le nain apprit la varappe : il était amoureux d'une girafe.

Cigare
Assis sur son balcon entre deux poules d'eau révolutionnaires dépoilées (un cadeau de l'évêque de Marmande), Emilio Zapatta alluma un cigare, tira trois bouffées et le jeta, à peine entamé, par dessus le bastingage. Il entendit un cri. Se penchant prudemment, il constata qu'il avait mis le feu au chapeau de Dolorès Quartefigue, la diva du rivage de midi.

Robots
Augustin Velu avait fabriqué un robot à son image. Il l'envoyait au bureau à sa place. Le robot exécutait parfaitement son travail et ses patrons n'y voyaient que du feu. Lui, il restait à la maison, à baiser avec sa femme Émilie.
Émilie Velu, née Bougraine, avait fabriqué un robot à son image. Elle le laissait à la maison et sortait faire du shoping.

Panne
Ma cigarette électronique a des fuites.
J'appelle un plombier-chauffagiste.
Il me transfère à un marin-pêcheur informaticien.
Qui appelle une dépanneuse, Georgette.

249
Apprenez à compter avec attention jusqu'à 249 avec la bombe à manivelle : au 250ème tour, elle explose.

ABC existentiel
A est spiritualiste. Il croit à des tas de trucs improbables : l'esprit, les esprits, la transcendance, Platon, Dieu, les anges, le paradis, l'enfer, l'amour, le péché… Il est super angoissé.
B est matérialiste. Il s'ennuie un peu mais il boit des coups en terrasse avec des amis.
C est nihiliste. Il est mort.

Chasseur de primes
Pendant tout l'été, les primes baguenaudent librement dans la nature, broutant le thym, le serpolet et le touriste belge, et faisant des petites primes à leurs femelles primettes.
Mais arrive la date fatidique de l'ouverture de la chasse et les chasseurs de primes aux longs manteaux se déploient dans la nature. (Musique d'Ennio Morricone.)

La triste histoire du kangourou kamikaze
Un jeune imbécile radicalisé en chambre noire chopa une femelle kangourou (l'histoire se passe en Australie) et lui bourra sa poche ventrale de TNT avant de la relâcher dans la foule qui se pressait à l'opéra de Sydney. Que croyez-vous qu'il arriva quand le kangourou explosa ?

Kangouroute
Quand, au zoo de Sydney, une kangouroute accoucha d'une machine à écrire (obsolète), le monde sut qu'il allait mal. Les feuilles des arbres pleuraient en tombant. Les caméras de la BBC filmaient des plafonds sans l'intervention d'aucun opérateur. Le thé avait gout de knaki et gelait dans l'œsophage. Les lampes de chevet attaquaient leurs maitres et les réveille-matins se plaignaient de l'heure trop précoce.

Sabot
Jérémie Courtebise avait perdu sa femme, piétinée par son cheval. Par testament, il héritait de celui-ci. Après un délai raisonnable, il l'épousa.
La police conclut au crime parfait.

Tsar
Le Tsar Nicolas II fut fusillé quelques mois après avoir abdiqué.
« C'était bien la peine… » furent ses dernières paroles.

 Paru dans Psikopat 229

samedi 2 juin 2018

ALONE ON MOON / 28

-->
Insomnie (ça commence souvent par l'–).
Le marchand de sable a monté ses prix. Ma tête pèse comme un dictionnaire.
Bien que ma colonne verbale ait de bonnes lunettes, elle a cessé de respirer.
Dans la chambre, c'est l'hallali, à corps et à cris.
À cette heure (horrible manteau), le lit éventré me vomit, la moquette m'accueille tous poils dressés (un hérisson en rut n'en voudrait pas), je rampe l'escalier jusqu'à la salle de bain (sol de carreaux de lave, murs peints, plafond céleste – lambris lazurés). Une douche hurlante me réconciliera avec la vie. Le linge m'attend, frais trépassé.
À l'extérieur, la douleur pend.
Je sors dans la Terre battue. Les décapodes marcheurs (homards, tourteaux, araignées de mer) ponctuent le sable de la plage de petits pas pointus.
Cézanne m'emmène-eu
écouter les cigales-eu
au pied de la Sainte Victoire.
Dans une forêt de sycophantes, je croise une famille de cendriers, espèce invasive surnuméraire qu'il convient de réguler (me dit le garde-chasse). Mais qui est invasif surnuméraire, ici ? Ne serait-ce pas l'espèce humaine ? Sur les 25 habitants du hameau, personne ne chasse. Les chasseurs viennent d'ailleurs, envahisseurs en tenue camouflette et cascouquette fluo, extraterrestres tombés d'une autre galaxie, robots de rodéo armés de machine-guns, de lance-roquettes et de tire-laitues.
Avec nos arbres fruitiers, il y a confliture d'intérêt.
Numérotez vos quatres-abattis. Secouez vos puces. Lâchez les chiens !
Partout autour, il y a cette rumeur de moteur. Les monstres ne se cachent même plus. Ils sortent en plein jour, ils se nourrissent dans les poubelles (les sacs jaunes uniquement) et s'abreuvent en siphonnant les réservoirs des tracteurs. Les voisins, tous les dimanches matin, promènent leur machine à laver sur leur pelouse. À moins que je sois harcelé par des bandes de moustiques motorisés qui murmurent à l'oreille des cerveaux.
Il y a bien une piscine, mais on y nage comme on laboure : boustrophédon.
— Contente-toi de jouir de la baignade, me dit Lola Lokidor. Rejette toute allégorie, tout ce qui exige interprétation. Les faits, rien que les faits. Le réel, rien que le réel.
Et ne mets pas de S à quatre.
— OK.
Je vais par la route de briques jaunes jusqu'au village voisin "Lachesis mutus" à la recherche des crimes qui ont enchanté le monde. Trois têtes sont piquées sur des lances, comme des poteaux indicateurs. C'est un village hypersensible : il y a trop d'humanité absorbée derrière ses façades – et même le dimanche. Sur chaque trottoir, des mendiantes supinent*. Des femmes enceintes, leur visage muet exprimant seulement la lourde satisfaction de leurs hormones.
Je danse sur la mauvaise pente. J'ai laissé ma canne à la Nouvelle Orléans. Un faux pas suffit pour dévisser. Freinant des quatre fers, me cramponnant aux branches, j'essuie les plâtres des montagnes. Les fruits murs tombent en un navrant exercice de style. Aucun mensonge ne peut aider, pas plus que les rêves creux et la route de briques jaunes.
Trois sacs-à-main discutent sur le passage clouté, puis se disputent, puis se battent. Épiphénomène hybride, mais cocasse.
Par dessus les toits, un funambule marche pieds nus sur un fil de fer barbelé.
Plus loin, Keira Knightley, grande sorcière au cœur de sable peinte en bleu, lascive vassale, affronte les chevaliers de la nuit, the night knights. (Les allitérations peuvent être hallucinatoires, c'est le danger du systématisme. Mais il y a toujours quelque chose pour rattraper le coup, adoucir l'acide des cerises, trancher les nœuds gardiens des codes – les pianisses me comprendront).
— C'est quoi, ces manières ?! Soyez un nez, une fois pour toutes, me dit mon chat. (Je pense qu'il voulait dire « Soyez honnête ».)
Aussitôt, mes caténaires se brisent, mon pain se rompt – petit patapon. Mais j'attendrai 2050 pour promulguer la fin du monde.
— Vous n'avez pas le droit, ajoute-t-il. (Comme si l'univers était régi par "le droit" !)


* Supination.  C'est en lisant "Premier amour" de Samuel Beckett que j'ai découvert ce mot. État d'une personne couchée sur le dos. Le terme s'applique aussi à une main présentée la paume en l'air, le pouce tourné vers l'extérieur, le geste du mendiant, donc. Le contraire est la pronation, en tout cas pour la main, alors présentée le dos en l'air, le pouce vers l'intérieur.

lundi 9 avril 2018

ALONE ON MOON / 20


Malade pour un clébard.
Je sors pour ma balade matinale mais il pleut comme vache qui frise. Je m'attarde quand même un moment près de la rivière où les poules crawlent. Les crocodiles renversent leurs larmes sur de gros poissons en sueur. Un rat obèse fume sa pipe au bord de l'eau, il pêche à l'épuisette. Les ablettes amphibies fuient en vain. Ça fait du froid dans le dos et ça fait faim, mais on manque d'assiettes.
Pendant les trois kilomètres suivants, un clébard me suit en aboyissant bien fort. Je croise un chasseur déprimé et je l'incite à lui tirer dessus sans rémission. Mais l'homme veut jouer les héros de films de héros qui n'ont pas froid aux yeux et qui finissent leur adversaire à mains nues.
Il a perdu.
Le chien a gagné.
Je l'applaudisse bien fort puis je sortisse mon rasoir d'Occam qui est toujours la solution la plus simple, et schlack pour le chien.
Personne n'a rien vu. La justice passera l'éponge.
De toute façon, ce n'était pas un vrai chien mais un simulacre dickien qui avait subi avec succès le test Voight-Kampff.
Moi non.
Donc moi, pas d'empathie pour les mouches, les opossums, les suricates, les pandas, les bélugas, les barracudas, les boustrophédons, les raies aimantées, les pygargues à queue blanche et les ornithorynques qui ont traumatisé plusieurs générations d'écoliers avec leur orthographe à la con. Ils n'auront droit à nulle pitié, nulle compassion de ma part : je suis un zoopathe.
Je déteste aussi ma part animale et je le lui rappelle périodiquement d'un coup de taser dans les couilles. Elles me le rendent bien.
Je hais aussi les arbres. (Il faut oser le dire : un sapin, c'est très moche. Et un palmier, donc ! c'est ridicule : on dirait une autruche.)
À ce moment du compte rendu de ma marche forcenée, je suis chargé par une famille de sangliers consanguins et je regrette un peu que le chien ait bouffé le fusil du chasseur avec le chasseur. Je tente ma chance quand même : le clébard cadavré est tout raide, je l'épaule comme un chassepot à répétition et je lui tire la quéquette à répétition. Bang-bang. Élimination de la faune suidés à poil dur. Je m'en ferai des brosses à dents inusables jusqu'à la fin de mes jours.
Mais à ce moment-là une assiette volante en provenance du onzième arrondissement de Véga se pose sur la prairie détrempée. Trois petits hommes verts salade aux oreilles en feuilles de choux en descendent et me fluxent. Bientôt il ne reste plus de moi qu'une flaque de fluxe. Je regrette bien d'avoir été méchant avec les animaux. Trop tard.
Je m'endors en comptant sur un mouton : ça ne lui fait pas mal. Même sans anesthésie.
Dans mon dernier sommeil, je rêve d'un casoar à casque…
…
— Mais qu'est ce que cette souris vient foutre ici ?
— Demandez conseil à votre chat.


dimanche 13 avril 2014

ZOOPHILIE ?


La nature est-elle zoophile ? (Question idiote, comme d'habitude… la nature n'ayant ni intention ni volonté ni sentiment… n'étant qu'un concept pratique pour parler de processus complexes et automatiques qui ne demandent rien à personne.)
La nature n'aime pas plus tel chat individuel que l'espèce féline dans son ensemble, telle citrouille que l'espèce cucurbitacée, et pas plus l'agneau que le loup. Disons, pour revenir au nécessaire mode impersonnel, que, dans la nature, la survie de l'espèce passe avant celle de l'individu. La vie des uns dépend de la mort des autres. Et au delà, la survie de l'ensemble écologique (biosphère, écosphère, planète…) passe avant – ou au dessus de – celle de telle ou telle espèce, de tel ou tel individu. Et ce n'est pas un choix moral, ou de justice, c'est juste comme ça que ça marche.
« La poule n'est que le système qui permet à un œuf de produire un autre œuf. » (Samuel Butler)
Les hommes prélèvent leur part et défendent leurs intérêts, d'individu et d'espèce. L'individu c'est le court terme, l'espèce c'est le long terme. Leur intelligence et leur technique leur permettent d'être inutilement cruels et ravageurs, mais aussi de ne pas l'être : un choix conscient de modération (choix politique, technique, éthique) peut trouver ou créer des moyens (intelligents et techniques) d'éviter la souffrance inutile des animaux individus, d'éviter les ravages et donc de préserver, de permettre aux espèces de durer. Et ce dans leur propre intérêt d'espèce humaine, d'ailleurs, à long terme. Droits de l'homme et droit de la nature, même combat.
De là, si on veut absolument penser morale, éthique, justice, on part dans une idéologie du droit de l'animal, pure invention humaine… et pourquoi pas ?, mais qui a tendance à sacraliser l'animal individu, et peut aller vers le fanatisme. ("L'animal est une personne", dira-t-on… Ou le véganisme…) Alors qu'une protection de la nature plus générale, plus raisonnée, plus écologique, en fait, se préoccupe de protéger les espèces et les milieux.
Après, qu'est-ce qu'il vaut mieux ? L'antispéciste ou le chasseur ?
— En Alabama, les anti-chasse défenseurs des droits animaliers harcèlent les chasseurs avec des drones. L'État a dores et déjà promulgué une loi qui l'interdit : embêter les chasseurs, c'est pas bien.
— En Alaska, c'est le contraire : les chasseurs utilisent des drones de surveillance pour repérer le gibier. Et là l'État prépare une loi qui l'interdira.
— Y a deux poids deux mesures, kwâ !

 (Un détail de l'histoire : Les nazis ont été parmi les premiers (après les Anglais en 1822 et les Allemands vers 1840) à promulguer des lois de protection des animaux, contre la torture domestique en particulier. Ce qui ne veut pas dire que le droit animalier peut être assimilé à du nazisme ! (comme le fait Luc Ferry dans Le "Nouvel Ordre Écologique").


samedi 11 septembre 2010

Sonnez la retraite !


LO N°410 (11/09/10)
••••••••••
La Mèche
Le N°1 est sorti, avec trois dessins de moi dedans, c'est toujours ça… Il semble que le démarrage se soit fait dans un certain chaos quant au partage des responsabilités et décisions et quant aux relations avec les grands anciens que nous prolongeons (Siné). Mais après tout, c'est bien normal. Ma distance (géographique) et ma distanciation (mentale) allant de pair, je ne m'en fais pas pour ça. Et donc, quant au résultat, pour l'instant, ça semble un peu "pâlot", mais attendons d'avoir trois ou quatre parutions pour en juger.
••••••••••
Secret story
33 ministres de fond enfermés à 700 m sous terre depuis plus d'un mois.
Chaque jour, ils tirent à la courte paille pour savoir qui, qui, qui sera mangé (ho hé, ho hééé).
••••••••••
— Pour votre santé, expulsez cinq Roms et Afghans par jour.
— Cette année, Django Reinhardt aurait eu cent ans…
— Et on le renverrait dans son pays…
— La Belgique.
••••••••••
La retraite réussie (et non la Bérézina)
Apéro géant Facebook entre la République et la Nation (en passant par la Bastille).

l
••••••••••
La retraite plus tard parce qu'on vit plus longtemps, nous répète ce gouvernement jusqu'à plus soif… À voir…
D'abord il y a confusion entre "espérance de vie" et "espérance de vie en bonne santé"…
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=98&ref_id=CMPECF02228
Ensuite, selon Le Monde Libertaire HS N°39, de très sérieuses études (ils ne donnent pas de référence) aboutissent au tableau de correspondance suivant, entre l'âge de départ à la retraite et l'âge moyen de la mort :
– si l'on s'arrête de bosser à 50 ans, on peut espérer vivre jusqu'à 86 ans ;
– si l'on part à 55 ans, on peut espérer atteindre 83 ans ;
– à 60 ans, déjà, l'espérance se situe à un peu moins de 77 ans ;
– avec une retraite à 65 ans, on peut espérer en profiter 2 ans au maximum !
Ajoutons que s'il y a eu allongement de l'espérance de vie dans les pays riches au cours du XX° siècle c'est en partie grâce aux retraites…
Un autre mérite des retraites, c'est le ralentissement de la croissance démographique : à partir du moment où on dispose d'un système social solidaire, on se dégage de l'optique traditionnelle "il faut que j'aie un tas d'enfants pour s'occuper de moi dans mes vieux jours".
••••••••••
A quel âge devient-on vieux ? (Titre d'un article dans PhiloMag il y a quelques mois)
La question est mal posée : on passe son temps à devenir vieux, dès la naissance, tous les jours. Autant dire que la vieillesse est, sinon le but, du moins le destin de la vie. La nécessité.
La mort, pareil – encore plus !
Devenir vieux c'est l'œuvre de toute une vie. Devenir mort pareil.
La question serait plutôt "à quel âge est-on (enfin) devenu vieux ?"
Combien de temps pour accomplir cet exploit tant désiré ?
Mais bon, ça va, prenons notre temps… Un petit peu chaque jour. L'aboutissement, allez, on va dire 75 ans, ça vous va ?
••••••••••
Viol de joggeuse récidiviste
« L'amour, c'est un sport. Surtout s'il y en a un des deux qui ne veut pas. » (Jean Yanne)
— Toutes les neuf minutes, une femme est violée !
— Heureusement, ce n'est pas la même à chaque fois.
••••••••••
Rentrée des chiasses
— Les chasseurs, c'est comme leurs chiens, il leur manque que la parole.
— Moi ce que j'aime, à l'automne, c'est promener dans la campagne quand il fait mouillé, bien boueux.
— C'est chiant pourtant. Tu ramènes deux kilogs de terre glaise sous chaque semelle. Ça salit tout chez toi, et tu peux rien en faire, finalement. Je dis pas ça méchamment.
— Tu peux la mettre dans des pots de fleur.
— Moi, j'ai pas de pots de fleurs chez moi, c'est pas la peine, j'habite à la campagne.
— T'habites dans un grand pot de fleurs, quoi. T'inverses les facteurs.
— Hé là, pas de cochonneries avec les facteurs. Les facteurs, on les inverse pas, c'est pas des pédés.
— J'ai jamais dit ça. Oh, ce qu'ils sont susceptibles, les retraités de La Poste, alors…!
— Des PTT, Monsieur ! De mon temps, on avait les PTT. C'était autre chose que la poste bancale en cours de privatisation et le wwweb – que ça peut même pas se prononcer.
••••••••••
Rentrée littéraire
# Alors que se tient, mercredi 8 septembre, sous l'égide de l'Unesco, la journée internationale de l'alphabétisation, l'Insee rappelle que l'illettrisme touche 3,1 millions de personnes en France, soit 9 % de la population âgée de 18 à 65 ans. L'institut de la statistique précise que les trois quarts de ces personnes, qui ont été scolarisées mais rencontrent des difficultés pour lire ou écrire, ont le français pour langue maternelle. Plus de la moitié des illettrés en France (57 %) ont un emploi…# (Le Monde)


••••••••••
Collèges et lycées
Après la mode nombril et string, après la journée de la jupe et la guerre du short, ça fait comment, à la rentrée 2010 ? (Je pose la question à la cantonade, parce que ça fait déjà longtemps que je fais plus les sorties des lycées…)
••••••••••
— Tu tirerais sur des flics, toi ?
— Je risque rien, je suis Français de souche.
••••••••••